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Les différentes méthodes d'éducation canine

L'éducation canine est un terme large, qui englobe un grand nombre de notions sur les méthodes et étapes par lesquelles les maîtres vont apprendre à leur chien à savoir se comporter en fonction des différents contextes environnementaux qu'il va rencontrer.


En termes plus simplifiés, l'éducation canine consiste à apprendre au chien à vivre en harmonie avec son maître et sa famille.



Il existe plusieurs méthodes d'éducation canine dont trois font parler d'elles :


  • la méthode traditionnelle (ou méthode classique)

  • la méthode positive (ou ultra-positive)

  • la méthode naturelle (copyright : Joseph Ortega)


Le but de ces méthodes est le même : avoir un chien qui répond aux ordres donnés par son maître et qui se comporte bien dans les situations du quotidien.


Chacune de ces méthodes connaîtra des évolutions au cours du temps, nous verrons donc aussi :


  • Le clicker training

  • La méthode Educ-Dog (copyright : Vincent Marchal)


Nous allons parcourir un peu d'histoire ensemble et nous verrons les différents mode d'apprentissage ou de conditionnement du chien amenant à ces 3 méthodes citées ci-dessus.


La Méthode Traditionnelle :


La méthode traditionnelle, ou méthode classique, est initialement basée sur le conditionnement répondant. C'est Ivan Pavlov, médecin et physiologiste russe (1849-1936), qui est à l'origine de cette méthode d'éducation.


Ivan, qui nourrissait son chien tous les jours à la même heure, s'est rendu compte qu'à l'approche de l'heure des repas, avant même qu'il n'apporte la gamelle près du chien, celui-ci se mettait à saliver. Il savait, d'une certaine façon, que l'heure du repas approchait, et il préparait alors son corps en conséquence. 


Pavlov a vite compris que certaines habitudes, comme l'heure fixe des repas, pouvaient amener des réflexes innés chez l'animal, comme la salivation excessive produite lors de l'absorption des aliments. Et si, avec d'autres habitudes, le chien pouvait acquérir de nouveaux réflexes ?


Pour prouver sa théorie, Pavlov a alors testé plusieurs stimulis sonores à l'heure des repas, dont le célèbre tintement de clochette, en les répétant à chaque fois qu'il amenait de la nourriture à son chien. Au bout d'un certain temps, la seule perception du son, sans même qu'il apporte la gamelle, faisait saliver l'animal. Il en a donc conclu qu'un apprentissage, dû à l'association de stimulis extérieurs et des réflexes innés, pouvait être possible.


Par conditionnement pavlovien, aussi appelé conditionnement répondant ou conditionnement classique, on comprend donc que le chien acquiert des réflexes de façon involontaire et automatique.


En conditionnement répondant, le chien réagit plutôt qu'il n'agit.

Exemple humain de conditionnement répondant : La vue des policiers sur la route + une arrestation entraine du stress chez certains. Par la suite seul la vue des policiers suffit a générer le stress. A l'école, la sonnerie de la cloche de fin de récréation + le rappel à l'ordre des instituteurs font que les enfants vont se mettre en rang. Par la suite, la sonnerie de la cloche suffit pour que les enfants se mettent en rang.


Le conditionnement opérant :


le conditionnement opérant a été développé dans les années 1950 par le psychologue américain Burrhus Frederic Skinner (1904-1990).


D'après lui, les travaux sur les réflexes conditionnels de Pavlov avaient un gros défaut : ils ne prenaient pas en compte l'environnement après qu'une réponse ait été produite. Autrement dit, c'est parce que le chien sait que son action va être récompensée que dès que le stimuli se fait entendre, il fait ce que l'on attend de lui.

Pour reprendre l'expérience de Pavlov, si le chien salive au son de la cloche, c'est qu'il sait qu'il va ensuite être nourri. Pour le psychologue américain, si le fait de saliver n'avait pas été récompensé par la gamelle la première fois, une fois le stimuli entendu, le chien ne se serait pas mis à saliver dès l'entente de ce bruit les fois suivantes.


Avec le conditionnement opérant, on inverse, dans la phase d'apprentissage, l'ordre des enchaînements : c'est le comportement qui induit l'ordre, et non plus un ordre - ou un stimuli - qui induit un comportement.


Bien évidemment, le but reste que, dans la phase d'utilisation de l'apprentissage, le comportement soit provoqué par l'ordre. Mais on parle ici de méthode d'apprentissage, c'est-à-dire d'apprendre un nouveau comportement à un chien.


Cette méthode résulte de l' association entre une réponse (un comportement) et un stimuli (une conséquence).

Cet apprentissage se base sur la théorie de la cage de Skinner où des rats pouvaient atteindre de la nourriture s’ils actionnaient un levier.

Ce type de conditionnement est le résultat de l’apprentissage via des essais et des erreurs.


Cela se résume en 2 points :


  • Tout comportement associé à quelque chose d'agréable aura tendance à se reproduire.

  • Inversement, tout comportement associé à quelque chose de désagréable aura tendance à disparaître.


L'apprentissage skinnerien repose sur deux éléments : le renforcement et la punition, pouvant chacun être soit positif soit négatif.


Ainsi, il existe 4 types de conditionnement opérants :


  • Renforcement positif : consiste à donner un stimuli agréable (récompense), qui augmente la fréquence d'apparition d'un comportement.

  • Renforcement négatif : consiste à supprimer un stimuli désagréable ou douloureux, c'est un événement qui augmente la fréquence d'apparition d'un comportement grâce à un retrait ou à l'arrêt d'un stimulus désagréable par exemple apprendre à un chien le « coucher » en faisant une tension continue sur la laisse (inconfort) jusqu'à ce que le chien se couche, au moment où il se couche la laisse est relâchée (confort).

  • Punition positive : consiste à ajouter un stimuli désagréable dans le but de diminuer la fréquence d'apparition d'un comportement (coups de sonnette pour la marche au pied, claques, cris ...).

  • Punition négative : consiste à retirer au chien ce qu'il veux obtenir à l'instant précis, dans le but de diminuer la fréquence d'apparition d'un comportement  (le chien tire = le maître se bloque , le chien bouscule son maître pour passer la porte avant lui = la porte se ferme).


Il existe deux sortes de renforçateurs (éléments de renforcement) :


  • Renforçateur primaire : Le renforçateur répond directement à un besoin essentiel de l'individu. Ex : Nourriture.

  • Renforçateur secondaire : Le renforçateur est un renforçateur par un certain apprentissage fait au préalable. Ex : Clicker, jouet.


en conditionnement opérant, le chien agit plutôt qu'il ne réagit.

C'est dans les années 60 avec Barbara Woodhouse que la méthode traditionnelle avec le conditionnement opérant pris une tournure plus "dure".

Elle introduit dans son dressage plusieurs sortes d'objets coercitifs comme notamment le collier à piques (torquatus) ou collier étrangleur.

C'est d'ailleurs grâce à elle que le collier étrangleur est devenu largement populaire dans les années 60/70, dont les méthodes d'enseignement ont fait d'elle une célébrité internationale.


Pour information ce collier fait état de 2 hypothèses quant à sa création :


  • une première indique qu'il a été conçu pour être porté sur le chien pointes côté extérieur, afin que les autres chiens ne puissent pas l'attaquer à la gorge.

  • L'autre hypothèse selon certaines références, serait qu'il aurait été développé par un vétérinaire voulant réussir à imiter la "morsure corrective d'un chien dans le cou".


Barbara basait sa théorie sur le fait que les chiens avaient un besoin inné de contrôler les gens et les autres chiens. Elle utilisera le terme dominance dans toute ses interventions, la hiérarchie étant reconnue de façon "militaire" comme l'imposition de l'autorité par la contrainte. La principale raison de la popularité du collier à pointes ou étrangleur fut de permettre à Barbara Woodhouse de démontrer dans des délais très courts qu'il était possible de dresser n'importe quel chien.


C'est donc avec cette tendance que la méthode traditionnelle fut dès lors également nommée méthode coercitive. L'apprentissage se fait par la contrainte et la force. Cela pose donc des limites morales aux humains mais aussi d'efficacité avec certains chiens qui ne feront que se braquer et développer des troubles.


De nos jours, les éducateurs employant la méthode traditionnelle utilisent également le renforcement positif. Ils seront alors nommé Tradi-positif.


De toutes manières, qui ne voudrait pas faire du positif avec un chien ?

Les avantages de la méthode traditionnelle :


  • Cette méthode a démontré sa capacité à dresser un chien.

  • Dans de nombreux cas, le résultat escompté peut apparaître rapidement.


Les inconvénients de la méthode traditionnelle :


  • Le chien obéit par contrainte ou intimidation.

  • On génère de la douleur et du mal-être chez le chien.

  • Dans le cas de trouble du comportement, cela peut renforcer le trouble plutôt que de la traiter (agressivité/crainte).

  • La méthode peut être la cause de développement de troubles du comportement (agressivité ou crainte du fait d'être acculer)



La Méthode Positive :


La méthode positive (ou méthode Ultra-positive), reprend également les lois d'apprentissage du conditionnement opérant de Skinner mais en se basant uniquement sur le renforcement positif.


Cette méthode se veut avoir une vision moderne de l'éducation canine en supprimant tout aspect coercitif et en introduisant la notion d'individu sensible chez le chien. On cherchera donc a appliquer une technique prenant en compte tous les aspects du bien-être du chien aussi bien physiques qu'émotionnels.


En outre, la punition n'existe pas dans la méthode positive. Si le chien exécute correctement l'ordre donné, il est récompensé, s'il ne le fait pas, il n'est pas puni, mais ignoré. Le chien comprendra au bout d'un certain temps qu'il est préférable d'être récompensé qu'être ignoré, et fera donc ce que son maître attend de lui.


En quelque sorte, avec la méthode classique, on considère que c'est la carotte ou le bâton, alors qu'avec la méthode positive, c'est la carotte ou l'absence de carotte.


Cependant, une énorme part d'anthropomorphisme intervient dans la méthode positive. En effet, le chien est considéré comme un individu unique, avec son propre tempérament et ses propres émotions. La psychologie du chien relative à sa condition de canidé et de prédateur est complètement occulté. La notion de hiérarchie présente dans le milieu canin est complètement refusée, ce qui limite énormément l'interprétation des comportements vus par les éducateurs.


En méthode positive, la hiérarchie, la dominance et l'interdit sont des notions qui n'existent pas.

Cela pose donc des limites notables à la pertinence des comportementalistes ultra-positifs et à leur capacité à traiter des troubles lourds ou à rééduquer un chien déjà adulte ou senior avec des comportements acquis.


Effectivement cela peut-être compliqué de convaincre un chien de ne pas agresser un congénère simplement en lui proposant une friandise en échange...

Les avantages de la méthode positive :


  • Cette méthode a démontré sa capacité à éduquer un chien uniquement dans des conditions agréables.

  • Tout l'apprentissage se fait dans le respect le plus complet du chien et de son bien-être.

  • Le chien obéit par plaisir et non par contrainte ou intimidation.

  • L'apprentissage est plus durable car les comportements sont systématiquement associé à un apport de plaisir.


Les inconvénients de la méthode positive :


  • Il peut être très difficile d'éduquer un chien adulte avec des comportements déjà acquis.

  • L'apprentissage peut être plus long puisque les mauvais comportements ne peuvent être renforcé négativement.

  • l'interprétation comportementale est limitée puisqu'elle ne prend en compte que la partie "individu" du chien.

  • L'efficacité reste limitée dans le cas de traitement de troubles du comportement comme l'agressivité.



La Méthode Naturelle :


C'est dans le début des années 80 qu'est inventée la méthode d'éducation naturelle, et Joseph Ortega, éthologue de terrain, en est le créateur.


C'est après avoir observé des meutes de loups sauvages qu'est née son idée d'apprentissage sans contraintes pour l'éducation, qu'il a ensuite nommé méthode naturelle.


Il a observé que chez les loups sauvages, quand la mère revient de la chasse, elle émet un signal, et les louveteaux accourent immédiatement : pour survivre, il faut se nourrir. Les louveteaux ne quittent alors plus du regard les faits et gestes de leur mère, réagissant instinctivement au moindre de ses mouvements : si elle lève la tête, les louveteaux se lèchent les babines et s'assoient ; si elle se couche, ils restent fixés sur ses babines et se couchent également ; si elle marche, les louveteaux restent collés à ses flancs, leur têtes tournées vers elle... Leurs instincts primaires guident leurs agissements.



Si on transpose cette situation sur un chiot et son maître, il suffit que celui-ci ait une friandise ou un jouet pour chien entre les doigts pour que la motivation soit la même, et qu'il ait lui aussi toute l'attention du petit animal. Il peut alors lui faire faire ce qu'il souhaite, comme le faire s'asseoir en levant la friandise ou le jouet en l'air, ou le faire marcher au pied en gardant la récompense contre le museau de l'animal. Là aussi, ses instincts primitifs guident le chiot. Et ce sont ces tendances innées qui seront le moteur de l'éducation du chien. Il apprend sans le savoir.


La méthode de Ortega se fonde sur de nombreux principes de l'éthologie moderne :

Il faut respecter le chien, sa psychologie, sa personnalité, et utiliser ses comportements naturels sans lui imposer de nombreuses contraintes. Le maître doit également faire preuve d'empathie, et savoir se mettre à la place de l'animal, en essayant de penser comme lui pour comprendre ses réactions (désirs ou réticences) et les anticiper.


  • Les tendances innées : on compte dans cette catégorie l'utilisation de la nourriture, du jeu et de jouets pour chien, l'imitation, les signaux positifs du maître (félicitations, caresses...), mais aussi l'utilisation de situations agréables pour lui (départ en promenade...).

  • L'utilisation de sa motivation : si le chien désire avoir quelque chose d'agréable, comme une friandise ou son jouet fétiche, il va se montrer plus motivé pour apprendre. Or, plus sa motivation sera forte, plus le chien apprendra vite, et naturellement. L'idée sous-jacente est qu'il n'existe aucune action sans motivation, que ce soit chez l'être humain ou chez les animaux. La motivation n'a rien à voir avec l'intelligence ou la raison, mais est basée sur un besoin intérieur, un désir fort, et est activée par un signal précis qui mobilisera alors toute l'attention de l'individu et le poussera à l'action, afin d'accomplir son besoin. La méthode naturelle utilise ce besoin puissant chez le chien pour atteindre les objectifs désirés par le maître ou l'éducateur canin.

  • L'apprentissage cognitif : c'est l'apprentissage et l'acquisition de la conscience des événements de l'environnement et la représentation d'un événement ou d'un objet par l'intelligence et la cognition du chien. Avec la méthode naturelle, le maître éduque son chien en posant des problèmes simples que celui-ci doit résoudre en utilisant tous ses sens, comme par exemple la recherche de son jouet sous plusieurs cônes.


"Quand il y a motivation, il y a exécution !" (Joseph Ortega)

L'École Du Chiot©, une révolution en éducation canine :


La méthode naturelle propose de commencer l'éducation du chien bien avant les six mois ou les un an du chien, comme c'est la norme en méthode d'éducation classique ou en méthode d'éducation positive. On l'utilise dès le présevrage des chiots chez l'éleveur canin, vers la quatrième semaine. C'est à cet âge que la notion de motivation apparaît, comme avec les premières gamelles ou les jouets.


Vers sa septième semaine, période où ses récepteurs sensoriels sont les plus sensibles, le chiot mémorise les références du milieu dans lequel il vit, chose dont il se servira plus tard. Dès l'adoption du chiot, le maître doit donc prendre la relève de l'éleveur pour forger en douceur les bases de son éducation.

En général, avec la méthode naturelle, en une seule séance, un chiot de deux ou trois mois est capable d'apprendre les ordres assis, couché, le rappel et la marche au pied, le tout sans laisse pour chien.


Les accessoires pour chien sont inutiles, puisque cette méthode d'éducation est entièrement basée sur la confiance et la complicité entre le maître et son chien.

Concernant la pratique, il y a deux façons de faire qui se complètent parfaitement :


  • Provoquer le comportement voulu chez le chien : on fait exécuter une action au chien, et durant celle-ci, on associe l'ordre au mouvement, puis on récompense l'animal pour qu'il fasse le lien entre le mouvement, l'ordre et la récompense.

  • Profiter des comportements spontanés du chien : dès que le chien fait de lui-même un comportement que le maître souhaite lui apprendre, il doit lui donner l'ordre, puis le féliciter.


En pratiquant ces apprentissages en tous lieux et à tous moments, cela généralise la pratique, la rendant de surcroît bien plus distrayante. Les séances d'apprentissage doivent être avant tout un moment de plaisir et de complicité entre le maître et son chien, et plus celui-ci sera en phase avec son animal et croira en ses capacités, plus les résultats seront rapidement visibles. C'est ce que l'on nomme l'effet Pygmalion.


Avec la méthode naturelle, les exercices sont exécutés plus rapidement qu'avec la méthode classique ou la méthode positive, puisque la manière de procéder supprime les conflits de contact entre le maître et son chien (qui entraînent souvent raideur ou mollesse dans les exercices demandés, chose facilement imputable à une forte émotivité). Avec la valorisation des efforts par la récompense, il y a élimination des affects dans le comportement du chien.


Cet apprentissage est plus solide et durable dans le temps, puisque c'est finalement le chien qui fait le choix d'apprendre et qui invente les comportements voulus.


Enfin, comme chez les loups, ou entre les chiennes et leurs petits, l'éducation passe aussi par le jeu. Il ne faut donc pas que le maître ait honte de faire le fou avec son chien. Ces séances récréatives seront de vrais moments de plaisir qu'ils partageront, en plus de faire du bien au chien (en lui donnant la confiance et l'amitié dont il a besoin) et au maître (effet antidépresseur). Avec cette méthode, le chien n'est plus un exécutant, mais un compagnon de jeu qui apprend sans s'en rendre compte.


Pour terminer, avec la méthode naturelle, la hiérarchie n'est pas mise en place par le biais du « dressage », comme dans la méthode classique. Il n’y a à nouveau aucune contrainte. La hiérarchie doit s’établir dès l'arrivée du chiot, comme chez les louveteaux. Le maître doit également apprendre à son chien les interdits que ce dernier doit connaître, et initier les exercices de hiérarchisation, comme mettre la main dans la gamelle, contrôler ses accès au territoire...


La sanction en méthode naturelle consiste au retrait de la motivation et l'utilisation du langage canin (utilisation du regard et des postures canines).

Les avantages de la méthode naturelle :


  • Cette méthode se concentre sur la psychologie canine et permet donc une véritable interprétation comportementale du chien, en tant que canidé prédateur mais aussi en tant qu'individu.

  • Tout l'apprentissage se fait dans le respect le plus complet du chien et de son bien-être puisque qu'il s'agit d'une éducation sans contrainte.

  • Le chien obéit par motivation, l'apprentissage est plus rapide et précis.

  • C'est le maître qui s'adapte a son chien, ils parlent tout deux le même langage.

  • L'apprentissage est ludique et développe considérablement la relation de complicité du maître avec son chien.


Les inconvénients de la méthode naturelle :


  • Pour le cas de traitement de troubles du comportement lourds et ancrés comme l'agressivité, la rééducation peut s'avérer longue cette fois-ci puisqu'il va falloir motiver le chien a réagir autrement que par agression, mais cela reste largement faisable.

  • Mal utilisée, cette méthode peut rendre le chien dépendant de sa motivation, le sevrage progressif de la motivation est extrêmement important.



Le Clicker Training :


Dans les années 40 le clicker existait déjà aux Etats Unis pour l'entrainement des chiens de cinéma.


L'entraînement au clicker est une nouvelle approche pour communiquer avec votre animal, basée sur des recherches scientifiques telles que le conditionnement classique ou répondant (Dr. Ivan Pavlov 1905) et le conditionnement opérant (Dr. Burrhus Frederic Skinner 1938).


Vers la fin de la seconde guerre mondiale fut développée la méthode clicker, cette méthode était tellement efficace et rapide pour enseigner de nouveaux comportements qu’elle fut d’abord utilisée sur des pigeons pour retrouver des avions écrasés en mer, puis, par la suite sur des dauphins pour aller placer des bombes sur les navires en plein océan.


C'est après la seconde guerre mondiale que la méthode du clicker training fut introduite dans le monde du spectacle marin dont nous connaissons tous les prouesses aujourd’hui. Mais ce n’est que vers les années 70/80 que la méthode fit son apparition dans le monde canin et équin.



Karen Pryor (référence internationale en biologie marine et psychologie comportementale) développa la méthode aux USA pour l’éducation des chiens, l'adaptant de ce qu'elle utilisait pour les mammifères marins, sur lesquels il est difficile d'avoir une action physique coercitive. Jacinthe Bouchard amena le concept au Québec et Catherine Collignon en France.


En 1992, Karen Pryor organise un congrès sur l'utilisation de cet outil sur le meilleur ami de l’homme : le chien. Le clicker training peut être utilisé avec toutes sortes d'animaux, de la poule au cheval, en passant par les rats, les moutons et autres.


Le clicker est une petite boîte qui fait un bruit métallique, "click!", lorsque l'on presse dessus. C'est un outil de communication très précis. Il peut être utilisé pour apprendre clairement à votre chien (chat, cheval, furet, lapin, oiseau…) des exercices, tours, trucs, bonnes manières et l'éducation (le savoir vivre).


Cela utilise donc dans un premier temps le conditionnement répondant pour associer le click à une récompense, puis dans un second temps le conditionnement opérant pour renforcer les bons comportements à l'aide du click. C'est un renforçateur secondaire.


Le clicker training est donc une méthode positive.

On peut même, avec l’apprentissage à l'aide du clicker, faire accepter à votre chien des manipulations, toilettages et événements qui lui faisaient peur auparavant.


A la différence des autres méthodes d'éducation et d'apprentissage, le clicker est une méthode où le chien est acteur de son éducation, c'est à dire que le chien propose différents comportements qui vont déclencher ou non le clicker .


Le clicker est un moyen de communication neutre et objectif, contrairement à la voix qui fluctue en avec l'humeur ou de l'état de fatigue. C'est une communication instantanée. Le timing est important, le clicker est une aide pour récompenser au bon moment le comportement souhaité.


Le clicker permet ainsi :


  • De récompenser tous les comportements voulus (chien qui se calme, qui se laisse manipuler, qui exécute un ordre...)

  • De façonner un comportement (shapping). Exemple pour le rappel, on clique d'abord quand le chien se tourne vers vous, puis quand il commence à avancer vers vous, puis quand il arrive près de vous et enfin quand il est posé à vos côtés.

  • De capturer des comportements spontanés (chien qui aboie, chien qui vous porte de l'attention, qui se couche...)


Votre chien devient rapidement un compagnon participatif et attentif, apprenant, dans une période étonnamment courte, à avoir le comportement désiré.


Le click n'est pas un ordre. C'est pour le chien le signal qu'il a exécuté une tâche correctement et la promesse que la récompense suivra.

Les avantages du clicker training :


  • C'est une méthode positive basée sur le renforcement positif.

  • Le chien devient un acteur de son éducation.

  • L'apprentissage est précis.

  • C'est un moyen de communication neutre permettant de renforcer ou capturer tout types de comportements.


Les inconvénients du clicker training :


  • L'outil doit toujours être à portée de main.

  • Il demande beaucoup de précision à l'utilisation donc parfois difficile pour les néophytes.

  • Certains apprentissage peuvent être long car on doit attendre que le chien propose le bon comportement même si l'utilisation de leurre n'est pas exclu.



Bilan :


Apres vous avoir indiqué tous cela vous devez vous demander quelle est la meilleure méthode d'éducation pour votre chien.

Et bien et c'est là que bon nombres d'erreurs sont commises par les différents professionnels du métier car à s'obstiner et à ne jurer que par une seule méthode ils se trompent lourdement !!

En effet tous les chiens sont différents et leurs centres d'intérêts diffèrent d'un individu à l'autre. L'éducation d'un chien c'est avant tout le savant mélange d'un peu toute ces méthodes dans la mesure où elles sont appliquées avec intelligence et discernement. C'est justement l'objet du dernier point.


La Méthode Educ-Dog :


Depuis 2010, Vincent Marchal, éducateur comportementaliste de terrain s'est fixé comme objectif de pouvoir éduquer ou rééduquer tous les chiens quelques soit leur races, leur âge ou leur tempérament.

Que ce soit pour l'éducation canine standard ou le traitement de troubles du comportement, Vincent Marchal avait la volonté de pouvoir tout faire et de ne jamais refuser aucun chien, tout en excluant toutes formes de violence ou de rapports de force.


Cette volonté est poussée par son combat à vouloir sauver les chiens de l'abandon, de l'euthanasie et de la maltraitance.

Vincent Marchal a donc, au cours de ses expériences, pratiqué toutes les méthodes d'éducation canine connues. C'est suite à des centaines de pratiques en tout genre que Vincent Marchal à mis au point sa méthode, la Méthode Educ-Dog.


La Méthode Educ-Dog est un condensé de ce qui se fait de plus efficace dans toutes les méthodes d'éducation canine.

La méthode reprend des bases de la méthode naturelle de Joseph Ortega qui fut l'un des formateurs de Vincent Marchal. En effet l'approche éthologique de la méthode, reconnaissant le chien à la fois comme un individu sensible mais aussi comme un canidé prédateur ayant son propre mode de fonctionnement et sa propre psychologie, permet une interprétation comportementale complète.


Afin d'obtenir des résultats rapides et pertinents en toutes circonstances, Vincent Marchal reprendra également toutes les phases du conditionnement opérant, aussi bien le renforcement positif qu'il utilise majoritairement, que le renforcement négatif et la punition, à l'écart prêt qu'il proscrit tout outil coercitif et toute forme de violence. La sanction avec Educ-Dog est toujours une sanction douce basée sur le langage canin et sa psychologie (retrait de motivation, postures corporelles canines, utilisation des instincts).


Le clicker training fait aussi partie de la méthode mais n'est pas utilisé à toutes les sauces. En effet l'utilisation du clicker montre sa pertinence dans de nombreux cas mais pas tous. Vincent Marchal exclut donc les cas non pertinents de sa pratique.



Vincent Marchal avec Hiro (malinois) et sa maîtresse. Hiro était agressif avec tous les humains et était voué à l'euthanasie. Vincent Marchal était sa dernière chance et l'a sauvé !



La méthode fait ses preuves rapidement et a permis à ce jour de sauver des centaines de chiens de l'euthanasie en traitant des troubles lourds avec une incroyable rapidité alors que tous les éducateurs appliquant la méthode traditionnelle ou positive avaient simplement abandonné ou refusé le cas.


Educ-Dog est aujourd'hui la méthode la plus complète et efficace tout en ayant proscrit la violence et l'aspect coercitif dans l'éducation canine. C'est une méthode qui s'adapte au chiens et aux situations.


Les avantages de la méthode Educ-Dog :


  • Tous les avantages des méthodes citées précédemment.


Les inconvénients de la méthode Educ-Dog :


  • Il n'y en a pas ! Si la technique présente un inconvénient, c'est à l'utilisateur de s'adapter puisqu'il possède toute les clés de la réussite, un peu comme si vous étiez face à une serrure et que vous aviez un trousseau de clé complet, il y a forcément la bonne clé. Inversement, croire qu'une seule clé peut ouvrir toutes les serrures est une hérésie.


L'éducateur en méthode Educ-Dog doit faire preuve d'adaptabilité en fonction du chien qui est unique et de son maître, unique également.


Le Mot de la fin :


La réussite de l'éducation d'un chien est d'autant plus importante qu'elle conditionne sa liberté par la suite. En effet, les maîtres seront davantage susceptibles d'amener partout avec eux un chien obéissant et qui répond au moindre petit ordre qu'un chien qui n'en fait qu'à sa tête.


Toutefois, plus encore que la méthode d'éducation canine choisie, c'est la manière dont elle est appliquée qui est déterminante. En effet, si les maîtres restent cohérents dans leurs comportements ou dans leurs ordres, et s'ils n'hésitent pas à demander conseil lorsque la situation les dépasse, alors leur relation avec leur compagnon devrait parfaitement se dérouler tout au long de sa vie.


Trouver cet équilibre n'étant pas toujours évident, il peut être utile de se tourner vers des professionnels du chien. Les vétérinaires, les comportementalistes canins ou les éleveurs seront à mêmes d'aider les propriétaires en détresse ou simplement désireux de bien faire.


Dans tous les cas, et comme son nom l'indique, il faut savoir que l'éducateur canin reste le professionnel du chien le mieux placé pour cette tâche. Il aide les maîtres, grâce à toutes les connaissances et les méthodes qu'il connaît et utilise, à harmoniser leur relation avec leur chien.